Sommaire
- Combien coûte une carte grise : la réponse en une formule
- Les cinq lignes de votre facture : Y1, Y2, Y3, Y4, Y5
- Le cheval fiscal : pourquoi votre voisin de région paie moins
- Le malus : la ligne qui peut multiplier la facture par dix
- Payer moins : les réductions et exonérations prévues par la loi
- ANTS ou professionnel habilité : où le prix change vraiment
- Erreur de montant, trop-perçu, litige : que faire
- Questions fréquentes sur le prix de la carte grise
- Sources
Immatriculer la même voiture coûte plus cher dans certaines régions que dans d’autres, et l’écart n’a rien d’une marge cachée : il est voté en conseil régional. Trois blocs distincts se superposent sur ce que vous payez — un prix légal identique partout pour un véhicule donné, une part régionale variable, et, si vous passez par un intermédiaire, des frais de dossier librement fixés. Forum Mécanique ne vend aucune démarche d’immatriculation et ne perçoit aucune commission sur celles-ci : ce guide détaille le calcul ligne par ligne, avec le texte de loi et la date de vérification derrière chaque montant.
Combien coûte une carte grise : la réponse en une formule
Le coût légal d’un certificat d’immatriculation se calcule ainsi :
(puissance administrative en CV × tarif régional du cheval fiscal) + taxes éventuelles (véhicule de transport, malus) + taxe fixe + redevance d’acheminement
Le premier terme est le plus lourd, et c’est le seul qui dépende de votre adresse. L’article L421-42 du code des impositions sur les biens et services le formule sans ambiguïté : « Le montant de la taxe est égal au produit d’un tarif régional, dans la limite de 60 € (Légifrance, article L421-42, version en vigueur depuis le 1er janvier 2022), par la puissance administrative du véhicule. Le tarif régional est déterminé par la région sur le territoire de laquelle la délivrance du certificat d’immatriculation est réputée intervenir. »
Deux conséquences immédiates, et elles règlent la moitié des malentendus sur le sujet. La région retenue est celle de votre domicile, pas celle du vendeur, du concessionnaire ni du garage qui dépose le dossier pour vous. Et aucun conseil régional ne peut facturer plus que le plafond légal par cheval fiscal, quelle que soit sa situation budgétaire.
Où lire votre puissance fiscale
Elle figure au repère P.6 du certificat d’immatriculation, celui du véhicule que vous achetez. C’est cette valeur, et non la puissance en chevaux DIN affichée dans l’annonce, qui entre dans le calcul. Une confusion entre les deux suffit à produire une estimation fausse de plusieurs dizaines d’euros.
Un calcul complet, étape par étape
Prenons un véhicule de 5 CV immatriculé dans une région ayant atteint le plafond légal. La part régionale vaut alors 5 × 60 € (Légifrance, article L421-42), soit 300 €. S’y ajoutent la taxe fixe de 11 € (Légifrance, article L421-38, section consultée le 18/09/2026) et la redevance d’acheminement de 2,76 € (Légifrance, arrêté du 21 septembre 2015, article 2). Total : 313,76 € — calcul effectué par nos soins à partir des montants légaux ci-dessus, hors frais d’intermédiaire et hors malus.
Dans une région dont le tarif reste sous le plafond, le même véhicule coûte mécaniquement moins cher : chaque euro de moins sur le cheval fiscal retire cinq euros à la facture d’un 5 CV. Pour l’Île-de-France, UFC-Que Choisir publie un exemple chiffré : pour un véhicule de 4 CV, « le tarif devrait passer de 233,76 € à 247,76 € dès le 1er mars 2026 » (UFC-Que Choisir, 30 janvier 2026).
Vous ne trouverez pas ici de tableau figé des tarifs régionaux, et c’est délibéré : plusieurs régions modifient leur tarif en cours d’année, un tableau non daté induit donc en erreur au bout de quelques semaines. Pour le montant à l’euro près dans votre situation, le simulateur officiel de la Direction de l’information légale et administrative reste la référence (Service-Public.fr, simulateur vérifié le 13 mai 2026).
Retenez surtout ceci avant d’aller plus loin : ce montant est le coût légal. Il ne contient aucun frais de prestataire. La section consacrée aux intermédiaires y revient en détail.
Les cinq lignes de votre facture : Y1, Y2, Y3, Y4, Y5
Service-Public.fr résume la structure de la facture en une phrase : « La délivrance d’un certificat d’immatriculation est soumise au paiement de 4 taxes et d’une redevance » (Service-Public.fr, page vérifiée le 8 septembre 2026). Ces cinq lignes portent des repères normalisés, de Y1 à Y5, que l’on retrouve sur le justificatif de paiement. Les lire dans l’ordre suffit à comprendre où part l’argent.
Y1, la taxe régionale. C’est la part perçue par la région, et la seule qui varie selon le domicile du titulaire. Elle est le produit du tarif régional par la puissance administrative, dans la limite du plafond légal.
Y2, la taxe sur les véhicules de transport. Elle finance la formation professionnelle aux métiers du transport routier et ne concerne que les véhicules utilitaires. Une voiture particulière n’y est pas soumise : si cette ligne apparaît sur une estimation pour votre berline, l’estimation est fausse.
Y3, la taxe sur les véhicules de tourisme polluants. C’est le malus, traité plus bas. Il ne s’applique qu’à certaines premières immatriculations.
Y4, la taxe fixe. Identique sur tout le territoire, elle rémunère le traitement administratif du titre.
Y5, la redevance d’acheminement. Elle couvre l’envoi du certificat définitif en courrier suivi. Détail vérifiable que personne ne source dans les premiers résultats de recherche : son tarif est fixé par un arrêté entré en vigueur le 28 septembre 2015 (Légifrance, arrêté du 21 septembre 2015, article 3), toujours applicable au 18 septembre 2026. Cette ligne n’a pas bougé depuis onze ans.
| Ligne | À quoi elle correspond | Montant ou mode de calcul | Texte de référence |
|---|---|---|---|
| Y1 — taxe régionale | Part perçue par la région de domicile | Tarif régional × puissance administrative, tarif plafonné à 60 € par CV | Article L421-42 |
| Y2 — taxe sur les véhicules de transport | Formation professionnelle des métiers du transport | Véhicules utilitaires uniquement, selon la catégorie du véhicule | Code des impositions, sous-section « Montant des taxes » |
| Y3 — malus | Taxe sur les véhicules de tourisme polluants | Barèmes CO2 et masse, à la première immatriculation en France | Articles L421-59 à L421-64 |
| Y4 — taxe fixe | Traitement administratif du titre | 11 €, identique partout en France | Article L421-38 |
| Y5 — redevance d’acheminement | Envoi du titre définitif | 2,76 € | Arrêté du 21 septembre 2015, article 2 |

Le cheval fiscal : pourquoi votre voisin de région paie moins
Chaque conseil régional fixe librement son tarif unitaire du cheval fiscal, sous la seule contrainte du plafond de 60 € (Légifrance, article L421-42). Deux automobilistes achetant le même modèle le même jour, à cent kilomètres l’un de l’autre mais dans deux régions différentes, ne paieront donc pas la même somme. Aucun recours n’existe contre cet écart : c’est le mécanisme prévu par la loi, pas une anomalie de traitement.
Pour 2026, UFC-Que Choisir mesure une hausse moyenne de 2,4 % en France métropolitaine (UFC-Que Choisir, 30 janvier 2026), avec des situations très contrastées derrière cette moyenne. L’association relève que sept territoires ont désormais atteint le plafond légal de 60 € par cheval fiscal (UFC-Que Choisir, 30 janvier 2026). Pour ces régions, le levier fiscal est épuisé : elles ne peuvent plus augmenter cette recette sans changement de la loi. Que Choisir signale d’ailleurs l’hypothèse d’un relèvement du plafond national de 60 € à 70 € par cheval fiscal en 2027 (UFC-Que Choisir, 30 janvier 2026) — à ce stade une perspective, pas un texte voté.
Deux mouvements régionaux documentés pour 2026 : la Corse enregistre la plus forte progression avec + 23,2 %, soit une hausse de 10 € du cheval fiscal, et la Nouvelle-Aquitaine applique + 9,4 % à compter du 1er mars 2026 (UFC-Que Choisir, 30 janvier 2026). Une date d’entrée en vigueur en cours d’année a une conséquence concrète : déposer un dossier quelques jours avant ou après peut changer le montant dû.
Île-de-France : une majoration dont nous signalons l’incertitude
Une majoration spécifique s’ajoute au tarif régional francilien. Nos deux sources ne concordent pas sur son montant, et nous préférons le dire plutôt que de trancher à votre place. L’article L421-54-1 du code des impositions, consulté sur Légifrance le 18 septembre 2026, prévoit cette majoration « dans la limite de 13 € » (Légifrance, section « Taxe régionale », consultée le 18/09/2026). UFC-Que Choisir annonce de son côté une surtaxe forfaitaire de 14 € du 1er mars au 31 décembre 2026, puis de 12 € au 1er janvier 2027 (UFC-Que Choisir, 30 janvier 2026). L’écart peut s’expliquer par une modification législative postérieure à la version que nous avons consultée. Un automobiliste francilien a donc tout intérêt à faire foi du montant affiché par le simulateur officiel au moment de sa démarche (Service-Public.fr, simulateur vérifié le 13 mai 2026) plutôt qu’à un chiffre recopié sur un site marchand.
Le malus : la ligne qui peut multiplier la facture par dix
Première chose à savoir si vous achetez une occasion déjà immatriculée en France : le malus se règle à la première immatriculation du véhicule sur le territoire, selon les règles de calcul fixées aux articles L421-59 à L421-64 du code des impositions (Légifrance, sous-section « Montant des taxes », consultée le 18/09/2026). Un changement de titulaire sur un véhicule français ne le déclenche pas une seconde fois. L’inquiétude est en revanche fondée pour un véhicule neuf ou importé.
Le barème CO2 applicable en 2026 se déclenche à 108 g/km, contre 113 g/km en 2025, avec un premier échelon à 50 € et un montant maximal de 80 000 € à partir de 192 g/km (L’Argus, publié le 1er novembre 2025, mis à jour le 13 juin 2026). L’écart entre ces deux bornes explique à lui seul pourquoi une estimation approximative n’a aucune valeur sur un véhicule neuf puissant.
Le malus au poids suit une logique parallèle. Son seuil de déclenchement descend à 1 500 kg en 2026, contre 1 600 kg l’année précédente, avec un barème progressif par kilogramme excédentaire : 10 € de 1 500 à 1 699 kg, 15 € de 1 700 à 1 799 kg, 20 € de 1 800 à 1 899 kg, 25 € de 1 900 à 1 999 kg et 30 € au-delà de 2 000 kg (L’Argus, mis à jour le 13 juin 2026). Les deux malus sont cumulables (L’Argus, mis à jour le 13 juin 2026). Pour le détail échelon par échelon et les règles de plafonnement, le barème officiel figure dans le code des impositions, l’article L421-62 portant les barèmes WLTP par année d’immatriculation (Légifrance, sous-section « Montant des taxes »).
Le conseil actionnable tient en une ligne : relevez le taux de CO2 homologué WLTP (repère V.7) et la masse en ordre de marche (repère G) avant de signer un bon de commande. Le malus se calcule au moment de l’immatriculation, pas à la commande — un véhicule commandé en fin d’année et livré après l’entrée en vigueur d’un nouveau barème est taxé selon le barème nouveau.
Payer moins : les réductions et exonérations prévues par la loi
C’est la partie que les sites marchands détaillent le moins, pour une raison simple : elle réduit le montant sur lequel ils prélèvent leur commission. Toutes ces réductions figurent pourtant en clair dans le code des impositions.
Le véhicule de plus de dix ans. Le tarif régional « est réduit de moitié lorsque la première immatriculation du véhicule est antérieure de dix années ou plus » (Légifrance, article L421-45, section consultée le 18/09/2026). C’est le levier le plus fréquent sur le marché de l’occasion, et le plus souvent ignoré. La date à vérifier est celle du repère B du certificat, la première immatriculation, jamais la date d’achat.
L’électrique et l’hydrogène. Pour un véhicule fonctionnant exclusivement à l’électricité, à l’hydrogène ou aux deux, « le tarif régional est, sur délibération régionale, réduit de moitié ou porté à 0 € » (Légifrance, article L421-49). La nuance est décisive et manque à la quasi-totalité des pages concurrentes : la gratuité n’est pas automatique, elle dépend d’une délibération de votre conseil régional. Une région peut donc facturer la moitié du tarif là où sa voisine ne facture rien.
Les deux-roues et quadricycles. Tarif nul pour les catégories L1e et L2e, réduit de moitié pour les catégories L3e et L4e (Légifrance, article L421-46).
Les cas où la taxe fixe ne s’applique pas. L’article L421-39 exonère de taxe fixe le certificat délivré uniquement pour une mise à jour d’adresse, la correction d’une erreur de saisie, une usurpation de numéro d’immatriculation, ou la conversion d’une ancienne immatriculation vers le système en vigueur depuis le 1er janvier 2009 (Légifrance, section « Taxe fixe », consultée le 18/09/2026). L’article L421-40 y ajoute les certificats liés à un véhicule ou à un titre détruit par un événement climatique (Légifrance, article L421-40). Autrement dit, plusieurs démarches courantes n’ont pas à supporter cette ligne — ce qui n’empêche pas certains intermédiaires de facturer leurs propres frais de dossier par-dessus.
Le handicap. Une exonération est prévue « dans la limite d’un véhicule par bénéficiaire » pour les titulaires de la carte mobilité inclusion mention « invalidité », les titulaires d’une carte d’invalidité militaire, et les personnes ayant la charge effective et permanente d’un enfant titulaire de l’une de ces cartes (Légifrance, article L421-80, en vigueur depuis le 18 août 2022).
Les usages professionnels spécifiques. Des exonérations existent pour les véhicules agricoles, forestiers et sanitaires, ainsi que pour les véhicules de l’État (Légifrance, articles L421-48 et L421-53).

ANTS ou professionnel habilité : où le prix change vraiment
Jusqu’ici, tout ce que nous avons décomposé est imposé par la loi ou voté par une région. Vous n’avez aucune prise dessus. Reste une ligne, et une seule, sur laquelle vous décidez : les frais d’intermédiaire.
Justice.fr, service public d’information juridique du ministère de la Justice, décrit les canaux disponibles : paiement par carte bancaire sur le site de l’ANTS via FranceConnect, application Simplimmat.gouv, ou passage par un professionnel automobile habilité « avec frais supplémentaires librement fixés » (Justice.fr, fiche mise à jour le 23 janvier 2026). La formule mérite d’être lue deux fois : librement fixés signifie qu’aucun barème, aucun plafond et aucune règle de calcul n’encadre ces frais. Deux prestataires peuvent facturer des sommes très différentes pour un dossier rigoureusement identique, sans que l’un soit plus légitime que l’autre.
Pour comparer deux offres, la méthode tient en un geste : isolez le montant des taxes du montant des frais de service. Le premier est identique chez tous les prestataires, puisqu’il découle de la loi et de votre région. Le second est la marge du prestataire. Une annonce qui ne présente qu’un total, sans séparer les deux, ne vous permet pas de comparer.
Passer par un professionnel garde du sens dans plusieurs situations : dossier complexe, véhicule importé, immatriculation urgente, ou absence d’accès numérique confortable. Le service rendu est réel ; c’est son prix qui doit être explicite. Avant de confier vos pièces, vérifiez l’habilitation du prestataire et méfiez-vous des sites qui empruntent l’apparence graphique d’un service public tout en facturant des frais. Les informations officielles sur le coût et les délais sont publiées par l’ANTS elle-même (ANTS, page officielle « Délai de traitement / Coût de la carte grise ») — nous n’avons pas pu consulter cette page lors de la préparation de ce guide et n’en tirons donc aucun chiffre, les éléments sur les modalités de paiement ci-dessus étant sourcés sur Justice.fr.
Erreur de montant, trop-perçu, litige : que faire
Aucun site marchand ne documente la contestation d’un montant qu’il a lui-même encaissé. C’est pourtant une situation courante, et trois causes reviennent : une puissance fiscale mal reportée depuis le certificat de cession, une région de domicile erronée, et une réduction « plus de dix ans » non appliquée alors que la date de première immatriculation y ouvrait droit (Légifrance, article L421-45).
Trois contrôles à faire avant de payer
- Repère P.6 — la puissance administrative reportée sur votre demande correspond-elle exactement à celle du certificat du véhicule ?
- Repère B — la date de première immatriculation remonte-t-elle à dix ans ou plus ? Si oui, la part régionale doit être divisée par deux.
- Région déclarée — l’adresse saisie est-elle bien celle de votre domicile, et non celle du vendeur ou du professionnel ?
Recalculez ensuite le montant attendu avec la formule de la première section, puis comparez-le à celui du simulateur officiel (Service-Public.fr, simulateur vérifié le 13 mai 2026). Si les deux concordent et qu’un intermédiaire vous réclame davantage, la différence correspond à ses frais de service, pas à une taxe.
Sur la procédure de remboursement d’un trop-perçu, nous préférons être clairs sur ce que nous savons et ce que nous ignorons : nous n’avons pas de source publique détaillant pas à pas la voie de réclamation, les délais et l’interlocuteur compétent, et nous ne l’inventerons pas. Ce qui est établi en revanche, c’est le partage des responsabilités. Le montant des taxes découle des textes cités dans ce guide et de la délibération de votre région : il est vérifiable, donc contestable pièces à l’appui. Les frais de service d’un professionnel habilité relèvent, eux, de la relation contractuelle entre vous et lui (Justice.fr, mise à jour du 23 janvier 2026). Réunissez dans les deux cas le justificatif de paiement détaillant les repères Y1 à Y5, la copie du certificat d’immatriculation du véhicule et le justificatif de domicile : ce sont ces trois pièces qui permettent de démontrer l’écart.
Questions fréquentes sur le prix de la carte grise
Le prix change-t-il selon le garage ou le vendeur ?
Pas pour la partie fiscale. Le tarif régional appliqué est celui de la région « sur le territoire de laquelle la délivrance du certificat d’immatriculation est réputée intervenir » (Légifrance, article L421-42), c’est-à-dire celle de votre domicile. Seuls les frais de dossier d’un intermédiaire varient d’un professionnel à l’autre.
Un changement d’adresse est-il payant ?
La taxe fixe ne s’applique pas lorsque le certificat est délivré uniquement pour une mise à jour d’adresse (Légifrance, article L421-39). Cette exonération porte sur la taxe fixe ; pour le montant total exigible dans votre cas précis, référez-vous au simulateur officiel (Service-Public.fr).
Une voiture électrique est-elle exonérée partout ?
Non. Le tarif régional est « sur délibération régionale, réduit de moitié ou porté à 0 € » (Légifrance, article L421-49). La gratuité dépend donc d’une décision de votre conseil régional, et une région peut la supprimer par une nouvelle délibération.
Faut-il payer le malus sur une occasion française ?
Le malus relève des règles de calcul des articles L421-59 à L421-64 et se règle à la première immatriculation en France (Légifrance, sous-section « Montant des taxes »). Un véhicule déjà immatriculé en France qui change simplement de titulaire n’y est pas soumis de nouveau. Un véhicule importé, si.
Un duplicata coûte-t-il la taxe fixe ?
La liste des cas d’exonération de la taxe fixe — mise à jour d’adresse, correction d’erreur de saisie, usurpation de numéro, conversion vers le système d’immatriculation en vigueur depuis le 1er janvier 2009 — ne mentionne pas le duplicata (Légifrance, article L421-39). Pour le montant exact applicable à votre démarche, le simulateur officiel reste la seule référence à jour (Service-Public.fr).
Où obtenir le montant exact avant de payer ?
Le simulateur de la Direction de l’information légale et administrative demande la démarche, les caractéristiques du véhicule et la région, puis renvoie le montant dû (Service-Public.fr, vérifié le 13 mai 2026). C’est le seul outil qui intègre les délibérations régionales à jour, y compris celles entrées en vigueur en cours d’année.
Montants et textes vérifiés le 18 septembre 2026. Forum Mécanique ne commercialise aucune démarche d’immatriculation et ne perçoit aucune commission sur les services cités. Les tarifs régionaux évoluent en cours d’année : vérifiez systématiquement le montant applicable à la date de votre démarche.
Sources
- Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre) — « La délivrance d’un certificat d’immatriculation est soumise au paiement de 4 taxes et d’une redevance » : taxe régionale, taxe sur les véhicules de transport, taxe sur les véhicules de tourisme polluants, taxe fixe de 11 €, redevance d’acheminement de 2,76 €. Aucun montant n’est donné pour les trois premières, qui dépendent de la région et du véhicule. (Page vérifiée le 8 septembre 2026 (consultée le 18/09/2026))
- Service-Public.fr — Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre) — Simulateur officiel « Estimer le coût d’un certificat d’immatriculation (ou carte grise) » : l’usager saisit la démarche, les caractéristiques du véhicule et sa région pour obtenir le montant exact. C’est la référence à citer plutôt que de publier un montant figé. (Vérifié le 13 mai 2026 (consulté le 18/09/2026))
- Justice.fr — service public d’information juridique (ministère de la Justice) — Confirme les 4 taxes + 1 redevance, la « taxe fixe de 11 € » et la redevance d’acheminement de 2,76 €. Précise les modalités de paiement : carte bancaire sur le site ANTS via FranceConnect, application Simplimmat.gouv, ou passage par un professionnel automobile habilité « avec frais supplémentaires librement fixés ». (Mise à jour le 23 janvier 2026 (consultée le 18/09/2026))
- Légifrance — Code des impositions sur les biens et services, article L421-42 — Texte exact : « Le montant de la taxe est égal au produit d’un tarif régional, dans la limite de 60 €, par la puissance administrative du véhicule. Le tarif régional est déterminé par la région sur le territoire de laquelle la délivrance du certificat d’immatriculation est réputée intervenir. » C’est le fondement légal du plafond de 60 € par cheval fiscal. (Version en vigueur depuis le 1er janvier 2022 (consultée le 18/09/2026))
- Légifrance — Code des impositions sur les biens et services, paragraphe « Taxe régionale » (articles L421-41 à L421-54-1) — Trois règles de réduction vérifiées dans le texte : L421-45 — le tarif régional « est réduit de moitié lorsque la première immatriculation du véhicule est antérieure de dix années ou plus » ; L421-49 — pour un véhicule fonctionnant exclusivement à l’électricité, à l’hydrogène ou aux deux, « le tarif régional est, sur délibération régionale, réduit de moitié ou porté à 0 € » ; L421-46 — tarif nul pour les catégories L1e et L2e, réduit de moitié pour L3e et L4e. Exonérations agricoles, forestières et sanitaires à L421-48, véhicules de l’État à L421-53. L’article L421-54-1 prévoit une majoration pour l’Île-de-France, le texte consulté mentionnant une limite de 13 € — à revérifier à la date de rédaction (voir divergence signalée dans le plan). (Section consultée le 18 septembre 2026)
- Légifrance — Code des impositions sur les biens et services, paragraphe « Taxe fixe » (articles L421-37 à L421-40) — Article L421-38 : « Le montant de la taxe est égal à 11 €. » Article L421-39 : exonération lorsque le certificat est délivré uniquement pour une mise à jour d’adresse, la correction d’une erreur de saisie, une usurpation de numéro, ou la conversion vers le système d’immatriculation en vigueur depuis le 1er janvier 2009. Article L421-40 : exonération pour les certificats liés à un véhicule ou un titre détruit par un événement climatique. (Section consultée le 18 septembre 2026)
- Légifrance — Code des impositions sur les biens et services, article L421-80 — Exonération, « dans la limite d’un véhicule par bénéficiaire », pour les titulaires de la carte mobilité inclusion mention « invalidité », les titulaires d’une carte d’invalidité militaire, et les personnes ayant la charge effective et permanente d’un enfant titulaire de l’une de ces cartes. (Version en vigueur depuis le 18 août 2022 (consultée le 18/09/2026))
- Légifrance — Code des impositions sur les biens et services, sous-section « Montant des taxes » (articles L421-37 à L421-81-1) — Localise les barèmes du malus dans la loi : les articles L421-59 à L421-64 fixent les règles de calcul de la taxe sur les émissions de CO2, l’article L421-62 portant les barèmes WLTP détaillés par année d’immatriculation. Source à utiliser pour renvoyer le lecteur au barème officiel plutôt qu’à un barème recopié. (Section consultée le 18 septembre 2026)
- Légifrance — Arrêté du 21 septembre 2015 portant fixation du tarif de la redevance d’acheminement des certificats d’immatriculation des véhicules — Article 2 : « Le tarif de la redevance […] est fixé à 2,76 euros. » Article 3 : entrée en vigueur au 28 septembre 2015. Texte toujours en vigueur au 18 septembre 2026 — la ligne Y5 n’a donc pas bougé depuis onze ans, fait vérifiable qu’aucun concurrent de la SERP ne source. (Arrêté du 21 septembre 2015, en vigueur depuis le 28 septembre 2015 (vérifié le 18/09/2026))
- UFC-Que Choisir — association de consommateurs — « Le prix de la carte grise n’augmente que de 2,4 % en moyenne en France métropolitaine » en 2026. Sept territoires ont atteint le plafond légal de 60 € par cheval fiscal. Corse : +23,2 %, soit une hausse de 10 € du cheval fiscal. Nouvelle-Aquitaine : +9,4 % à compter du 1er mars 2026. Île-de-France : surtaxe forfaitaire de 14 € du 1er mars au 31 décembre 2026 puis 12 € au 1er janvier 2027 ; pour un véhicule de 4 CV, « le tarif devrait passer de 233,76 € à 247,76 € dès le 1er mars 2026 ». Évoque un relèvement possible du plafond national de 60 € à 70 €/CV en 2027. (Publié le 30 janvier 2026 (consulté le 18/09/2026))
- L’Argus — presse automobile spécialisée de référence — Malus CO2 2026 : déclenchement à 108 g/km (contre 113 g/km en 2025), premier échelon à 50 €, montant maximal de 80 000 € à partir de 192 g/km. Malus au poids 2026 : seuil abaissé à 1 500 kg (contre 1 600 kg en 2025), barème progressif par kilogramme excédentaire — 10 € de 1 500 à 1 699 kg, 15 € de 1 700 à 1 799 kg, 20 € de 1 800 à 1 899 kg, 25 € de 1 900 à 1 999 kg, 30 € au-delà de 2 000 kg. Les deux malus sont cumulables. (Publié le 1er novembre 2025, mis à jour le 13 juin 2026 (consulté le 18/09/2026))
- ANTS — Agence nationale des titres sécurisés — URL de la page officielle « Délai de traitement / Coût de la carte grise » à citer comme source institutionnelle sur les délais et le paiement. RÉSERVE : la page n’a pas pu être lue lors de cette recherche (contenu renvoyé vide via trois méthodes de récupération, le 18/09/2026). Aucun chiffre ne doit en être tiré tant qu’elle n’a pas été consultée manuellement — les éléments sur le paiement (carte bancaire, FranceConnect, Simplimmat, professionnel habilité) sont ici sourcés sur Justice.fr, qui a été vérifié. (Non vérifiée — accès bloqué le 18 septembre 2026)



